23 mars 2020

Métallurgie et peuplements en Périgord-Limousin-Angoumois ; 2 : Gaulois / Gallo-romains


Riche patrimoine métallurgique du PNR Périgord-Limousin 

           Suite aux précédentes publications sur la Forge de Peyrassoulat, à Chéronnac, en Haute-Vienne, dont l’activité s’est échelonnée du Moyen-âge tardif aux Temps Modernes, il nous est paru important de situer le riche patrimoine métallurgique du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin dans un contexte historique et géographique régional. 

            Les filons cuprifères étaient exploités pour en extraire le cuivre, ceux de quartz aurifère pour l’or, les veines stannifères pour l’étain, les filons de galène pour le plomb et les filons de galène argentifère pour l’argent

            Note : Cette seconde partie de la publication a pour but de donner un aperçu des activités métallurgiques, aux périodes Gauloise et Gallo-romaine, dans l'espace géographique située à l'ouest du Socle granitique du Limousin, en bordure des anciennes provinces du Périgord et de l'Angoumois, dans la région des Monts de Châlus.


            Les chefs Santons avaient prévus d’accueillir les Helvètes dans les régions occidentales de la Gaule Celtique et de les installer sur les rives de la Gironde. Ce sont les dangers engendrés par ce projet de migration qui motiva l’interventionnisme de Jules César en Gaule Celtique et débouchât sur la conquête de la Gaule indépendante par les légions romaines. 


            La « Gallia Celtica » était avant la conquête romaine un pays partagé en territoires qui étaient associés aux Ethnies Celtes qui les peuplaient dans des « Civitates », divisées en « Pagus » où alternaient forêts, plaines cultivées et bocages, aux milieux desquels des cités fortifiées, appelées « oppida », avaient été implantées. 


            Ces inventions et perfectionnements d’origine gauloise pourraient sembler anecdotiques, mais il est indéniable qu’un certain savoir gaulois est parvenu jusqu’à nos jours par l'intermédiaire de la Civilisation Gallo-Romaine ! 


            Cela se traduisit par une adoption des mœurs romaines par l’élite gauloise, mais aussi par les artisans et bâtisseurs Gaulois et Gallo-romains


            Ces activités de forges datant de l’Époque gallo-romaine sont généralement matérialisées par la présences de scories, issus de la fusion, de l'affinage et de la production du métal, qui sont riches en restes de fer. Ces scories sont souvent accompagnées par des restes des parois des fours utilisés pour la fonte des métaux. Les strates archéologiques, dans lesquelles elles sont conservées, sont généralement colorées en rouge par l'action des oxydes de fer, qui sont souvent des indicateurs de l’implantation des bas-fourneaux


            Des traces des lieux d’extraction et de grillage du minerai de fer, destiné à l’utilisation dans les bas- et moyen-fourneaux, ont été retrouvées dans de nombreux lieux du PNR Périgord-Limousin. Ces sites, où la réduction du minerai de fer fut effectuée artisanalement, ont été principalement implantés là où le couvert forestier était le plus important. Car le bois et le charbon de bois étaient indispensables pour la chauffe des bas-fourneaux et pour le travail du métal dans les forges artisanales


            Les sites de surface, présentant des caractéristiques permettant de les relier à une activité métallurgique gallo-romaine, sont nombreux dans le périmètre du PNRégional Périgord-Limousin


            Les couloirs inférieurs du complexe thermal monumental portent encore aujourd’hui les traces des planches des coffrages qui ont été utilisées pour la mise en œuvre et le moulage des voutes, comme aussi celles du travail des charpentiers et menuisiers qui les ont fabriquées. 


            La découverte d’autres ustensiles métalliques, sur ce même site Gallo-romain, confirme l’utilisation du métal pour des usages courants, comme pour la fabrication des récipients ou marmites en alliage cuivreux et des attaches d’anses de seaux du même métal. D’autres agencements en métal retrouvés à proximité confirment l’importance des installations d’approvisionnement en eau des bassins de cet établissement de bains, puisque des joints en fer, constitués d'un cerclage aux bords tranchants avec une collerette médiane, ont été utilisés comme emboîture de plusieurs canalisations en bois. 


            Les nombreux témoignages archéologiques, antiques et médiévaux, parvenus jusqu’à nous, confirment la longue histoire de la métallurgie dans le territoire du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin et dans l’espace où cette sidérurgie artisanale et préindustrielle s’est développée, la région Périgord-Limousin-Angoumois.

            Comme nous l'avons déjà constater pour la Période Protohistorique, les conditions physiques et géographiques des contreforts de l’Ouest du Massif Central expliquent en grande partie le riche passé métallurgique de cette région de l'Ouest du Massif-Centralle sous-sol riche en minerais avait très tôt, durant la protohistoire, permis l’exploitation de gisements métallifères !



Les peuples gaulois protohistoriques dans la région Périgord-Limousin-Angoumois, une société protohistorique très élaborée 

            Les Celtes Lémovices, de même que leurs proches voisins, les Pétrocores au Sud, les Ecolismiens et les Santones à l’Ouest, les Pictones au Nord-Ouest, les Cadurques au Sud-Est, les Bituriges Cubes au Nord et les Arvernes à l’Est, étaient une Ethnie Celte de la Gaule pré-romaine, elle demeurait dans un territoire indépendant appelé « civitas ».

            Les peuples gaulois protohistoriques sont mis en relation, par les archéologues, avec la Civilisation celtique de La Tène, qui se développa au Second âge du fer (Tène I, II et III).

            La Civilisation de La Tène s’était dispersé sur une grande partie de l’Europe Centrale et de l’Europe de l’Ouest à partir du Ve siècle avant notre Ère, elle pris fin en Gaule Celtique dans la seconde moitié du 1er siècle avant notre Ère, suite aux campagnes militaires menées par le Proconsul romain Jules César, contre les tribus gauloises indépendantes.

            La période qui marqua la fin de l’Époque de La Tène et la transition vers l’Époque Romaine commença en Gaule Celtique, appelée « Gallia Comata » par les romains, au printemps de l’an - 58 avant J.-C.

            Le proconsul de Gaule Cisalpine et de Gaule NarbonnaiseCAIUS JULIUS CÉSAR, utilisa alors le prétexte d’une migration prévue du Peuple des Helvètes pour débuter ses campagnes militaires contre plusieurs tribus gauloises.

            L’intervention militaire romaine, dont Jules César pris l’initiative, fit suite à un appel à l‘aide du Peuple des Héduens qui se sentait menacé par la probable migration des tribus Helvètes. Les Héduens étaient des alliés de Rome et fournisseurs d’un contingent militaire aux armées de la République Romaine au Premier siècle avant notre Ère.

            La migration des tribus Helvètes, elles mêmes menacées par l'important groupe germanique des Suèves, avait été programmée avec l’approbation du Peuple des Santons, dont l’Oppidum, qui se trouvait au centre de la « Civitas Santonum », était située à l’emplacement de la ville de Pons en Saintonge.

            Ce qui fut appelé la « Guerre des Gaules » durera de l’an - 58 à l’an - 50 avant J.-C. et trouvera son point culminant lors de la décisive Bataille d'Alésia en 52 avant Jésus-Christ, pendant laquelle une fédération des peuples celtes menée par Vercingétorix sera défaite par les légions romaines de Julius César.

            Les armées gauloises étaient solides et courageuses, elles n’étaient pas moins efficaces que celles des romains, seul l’organisation militaire romaine et la détermination agressive des Légions Romaines, bien commandées, leurs donnèrent une supériorité sur celle des troupes de combat gauloises.

            L’armement des Gaulois n’était pas non plus inférieur à celui des armées romaines. Les artisans métallurgistes gaulois avaient inventé le casque en fer et la cotte de maille, utilisée dès le 3e siècle avant notre Ère, elle était destinée aux cavaliers gaulois.



Drachme d'argent Lémovice, 2e - 1er siècle avant notre Ère
Type dit à la tête séparée, au cercle centré sous le cheval 


            C’était le cas pour l'Oppidum de Villejoubert qui était, comme nous l’avons déjà spécifié, le centre politique, administratif et commercial de la « Civitas Lemovices ».

            Le territoire de la Gaule Celtique aussi appelés Gaule Chevelue était déjà sillonné par des chemins et des routes, dont certaines étaient empierrées. L’espace gaulois était mis en valeur par les peuples celtes et était loin de l’image négative qu’a voulu en donner le général et proconsul romain Jules César, dans ses « Commentaires sur la Guerre des Gaules ».

            L'archéologie moderne a pu démontrer que les Gaulois d’avant la conquête romaine étaient des agriculteurs compétents. Ils maitrisaient aussi le travail du cuir et la fabrication des textiles, comme des cosmétiques.

            Les Gaulois Lémovices étaient d’habiles commerçants et négociants, tout autant que des artisans chevronnés. Les forgerons celtes avaient expérimenté le travail des métaux de longue date, de même que celui de la verrerie pour les parures.

            Les artisans fondeurs Lémovices maîtrisaient la frappe des monnaies
Le monnayage gaulois avait été inspiré par les monnaies échangées avec les Grecques installés en Gaule Narbonnaise, dans les comptoirs de la colonie grecque de Massalia. Ces monnaies étaient parvenues dans les « civitas gauloises » de l’Ouest du Massif Central par l’intermédiaire des produits qui transitaient par l’ancienne route pré-romaine des métaux entre le Littoral Méditerranéen et les Côtes de l’Atlantique


Impression d’un frappeur de monnaies gaulois
et de monnaies gauloises d’avant la conquête romaine
(illustration d'après Pierre Brochard)


            Les Gaulois étaient les inventeurs du fer à cheval clouté, de la herse ferrée pour le labourage, de la moissonneuse poussée pour récolter les céréales, des chaussures en cuir souple à semelle de bois avec laçage, du couteau à lame repliable, du casque en fer et d’autres éléments d’armement. Ils auraient, selon l’auteur romain Pline l’Ancien, aussi perfectionné l’usage du tonneau pour faciliter le transport des fluides.

            Il est aussi certain que les gaulois sont les inventeurs d’outils pour le travail du bois, comme les tarières ou la serpe, les artisans gaulois étaient passés maîtres dans le travail de charpenterie pour les constructions. 



Outils gallo-romains en fer : Gouge-ciseau à bois
burin pour la pierre et hache de charpentier




La Métallurgie Gallo-romaine dans la région Périgord-Limousin-Angoumois et le territoire du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, un artisanat très spécialisé 

            Après la conquête de la Gaule Celtique par les légions romaines, un phénomène d’intégration progressive contribua à la naissance de la Civilisation Gallo-romaine

            La métallurgie gauloise était considérée, par les Romains et les Grecs, comme la meilleure du Continent européen, à l'époque de la « Guerre des Gaules ». Les métaux ont joué un grand rôle dans la société gauloise de l’Époque de La Tène, comme dans celle de la Période Gallo-Romaine.

            La production de fer dans le Nord de l’Aquitaine Romaine a été signalée par certains auteurs romains du 1e siècle de notre Ère, et il est indiscutable que le savoir faire des artisans métallurgistes gaulois s’est perpétuée après l’intégration de la Gaule dans l’Empire Romainles connaissances et expertises des artisans menuisiers et charpentiers locaux ont continué de s’exprimer à l’Époque Gallo-romaine.


Traces des planches de coffrages d’une voute de mortier gallo-romain
Couloir secondaire des Thermes gallo-romains de Cassinomagus


            Il est possible de considérer que la plupart des objets retrouvés dans les sites gallo-romains de l’actuel Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, ou dans ses abords immédiats, comme sur le site Gallo-romain de Cassinomagus, sont issus de forges situées dans ce même espace géographique. 

            La métallurgie gallo-romaine pratiquée dans le périmètre de l’actuel Parc Naturel Régional Périgord-Limousin a été signalée dans de nombreux lieux, où des restes d’activités métallurgiques ont été identifiées. 

            Les bas-fourneaux de l’Époque gallo-romaine étaient utilisés pour la réduction du minerai de fer, afin d’obtenir la fabrication ou le coulage de la loupe de fer affinée, qui était ensuite utilisée par les forgerons gallo-romains.

            Le minerai de fer, présent dans le sol des communes occidentales du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin fut utilisé dès l’Époque gauloise, mais encore plus abondamment à l’Époque gallo-romaine



Bas-fourneaux et fondeurs de métaux gaulois
(illustration d'après Pierre Brochard)


            Des sites de forges, ayant été en activité à la Période Gallo-romaine, ont été identifiés dans les communes d’Augignac, de Bussière-Badil, d’Étouars, de Piégut-Pluviers, de Saint-Estèphe, de Saint-Barthélémy-de-Bussières, de Soudat et de Varaignes, en Dordogne, et au lieu-dit Les Couvents de La Chapelle-Monbrandeix, en Haute-Vienne, pour ne citer que les principaux d’entre eux. 


Forgerons gaulois au travail 
fabrication d’outils, objets usuels et d’armes



Thermes Gallo-romains de « Cassinomagus » : une agglomération antique dans le territoire des Celtes Lémovices

            Un des exemples de cette continuité dans la transmission des savoirs métallurgiques et artisanaux se retrouve en effet dans la construction des Thermes Gallo-romains de « Cassinomagus », situé sur le territoire de l’actuelle commune de Chassenon, en Charente



Intérieur et salle de chauffe des Thermes gallo-romains de Cassinomagus


            Les Thermes gallo-romains de « Cassinomagus » ont été édifiés dans la seconde moitié du 1e siècle de notre Ère, avec des matériaux de construction provenant principalement de la région de Rochechouart, notamment les brèches météoritiques de l’Astroblème de Rochechouart-Chassenon

            Des outils et objets métalliques, comme des clous, des crochets, des serrures et des marteaux, retrouvés sur le Site antique de Cassinomagus, démontrent aussi que les bâtisseurs des thermes ont utilisé des objets en fer pour la construction. 



Clous et ferrures d'Époque Gallo-Romaine
provenant du site antique de Cassinomagus







Site gallo-romain de la 
Villa des Couvents, à La Chapelle-Montbrandeix
, un site exceptionnel de production métallurgique et céramique 
       

            Les ruines gallo-romaines le plus longuement connu dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin sont celles dites de la Villa des Couvents, à La Chapelle-Montbrandeix, près de Cussac, en Haute-Vienne


            Le site des Couvents avait déjà été signalé par les érudits dans les années 1920, mais ce sont les fouilles archéologiques effectuées pendant les années 1970 par le Groupe d'Archéologie Antique du T.C.F. qui ont réellement permis de mettre en évidence sa valeur archéologique hors du commun. 

            La présence d’importants restes de scories et de laitiers sidérurgiques, retrouvés sur le site gallo-romain des Couvents, est à mettre en relation avec des parois de fours à métaux qui présentent sur leur face interne des restes de fusion et coulées du métal, sous forme de fragments serpentiformes de fer purCes scories, parfois vitrifiées par la chauffe à hautes températures lors de la fabrication de la loupe de fer, ainsi que des éléments de four, notamment des fonds de fourneaux, donnent à penser que le site gallo-romain des Couvents aurait été le cadre d’activités de réduction du minerai de fer et de production métallurgique artisanale, dans un moyen-fourneaux.

            En complément de ses vestiges d’habitat et de l’activité métallurgique, le site gallo-romain des Couvents est aussi caractérisé par un important four de potier en briques, à sole perforée, qui fut également mis à jour pendant les recherches archéologiques. Ce four était destiné à la cuisson de céramiques de qualité. Il aurait été utilisé par un potier gallo-romain pendant le 1er siècle de notre Ère. La découverte de fresques gallo-romaines dans plusieurs salles de la Villa des Couvents semblerait confirmer l’hypothèse que ce site gallo-romain aurait combiné un riche habitat avec des ateliers destinés à des productions métallurgiques et céramiques.

            La forge dépendant de la Villa des Couvents de La Chapelle-Montbrandeix, aurait fonctionné du 1e au 4e siècle de notre Ère. L’activité métallurgique aurait survécu à la crise du 3e siècle, mais se serait arrêtée vers la fin du 4e siècle pour des raisons économiques, car aucune trace de destructions n’a pu être constatée sur ce site gallo-romain.

            Des fouilles menées sur un site similaire d’habitat rural et de forge gallo-romaine, également situé dans le périmètre du PNR Périgord-Limousin, près du village de La Morinie, dans la commune de Saint-Barthélémy-de-Bussière, en Dordogne, ont aussi mis à jour des vestiges d’un site gallo-romain, sur lequel une forge aurait été en activité au début de notre Ère. Les trouvailles archéologiques faites sur le site de La Morinie avéreraient que les propriétaires de cet établissement métallurgique auraient maîtrisé la réduction et le travail du fer, de même que la fabrication de produits finis comme des clous.

            Tout comme à la Villa des Couvents de La Chapelle-Montbrandeix, l’activité métallurgique sur le site de La Morinie de Saint-Barthélémy-de-Bussière aurait perduré jusqu'à la fin du 4e siècle de notre Ère, la forge gallo-romaine ayant été ensuite abandonnée.


Différences techniques et géographiques entre les forges de l’Époque Gallo-romaine de celles du Moyen-âge Tardifdans la région Périgord-Limousin-Angoumois : de l'artisanat des métaux à la production préindustrielle 


            Une différence importante sépare les forges de l’Époque Gallo-romaine de celles qui seront en activité au Moyen-âge Tardif : leur positionnement géographique !

            Les sites métallurgiques gallo-romains, identifiés par les fouilles ou les inventaires archéologiques, anciens et récents, situés dans l’espace du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, ont été généralement implantés sur des lieux proches des fosses et galeries d’où était extrait le minerai de fer, où proche des parties les plus boisées du territoire, qui fournissaient l’approvisionnement en bois et charbon de bois pour la chauffe des bas-fourneaux et des ateliers de forgerons.

            La position des forges gallo-romaines sur des lieux souvent élevés et distants des lits des rivières s’explique par leur fonctionnement qui était assuré par un ou plusieurs forgerons expérimenté, secondé par plusieurs apprentis et manœuvres, qui n’avaient pas d’autre besoin en eau que celui pour faciliter la trempe du métal, généralement fourni par une proche fontaine. 


Forgerons gallo-romains dans leur atelier
(bas-relief d'une tombe gallo-romaine)


            Les forges du Moyen-âge Tardif, aux 14e et 15e siècles, de la Renaissance, au 16e siècle, et des Temps Modernes, aux 17e, 18e et 19e siècles, seront implantées près des cours des rivières, ou en aval des retenues des grands étangs, pour permettre le fonctionnement des grands soufflets de forge ainsi que celui des martinets ou marteaux pilons qui seront actionnés par la force motrice de l’eau. Ce sera le cas pour les sites métallurgiques de l’Époque Moderne qui seront essentiellement situés dans les vallée, comme la Forge de Peyrassoulat à Chéronnac


Spécificité des forges gallo-romaines dans la région Périgord-Limousin-Angoumois, un élément essentiel de l'économie gallo-romaine régionale 

            Les forges gallo-romaines, bien qu’ayant été importantes pour l’économie locale et le développement de l’usage du fer pour la fabrication d’objets usuels, étaient des établissements artisanaux qui n’utilisaient pas la force motrice des rivières pour actionner des machines.

            Le travail dans les forges gallo-romaines était l’œuvre de forgerons expérimentés, capables de produire un fer facilement utilisable dès sa sorti des bas- et moyen-fourneaux, tout autant que des objets aux fonctions les plus diverses après le passage dans les fours et le travail au marteau de forgeron sur une enclume.

            Les découvertes de reste d’activités métallurgiques datant de la Période Gallo-romaine, dans de relativement nombreux habitats ruraux établis dans le territoire de l’actuel Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, permettent de penser que la métallurgie n’était alors pas seulement une activité complémentaire de l’agriculture. La métallurgie Gallo-romaine était bel et bien l’activité principale pour bon nombre de propriétaires terriens gallo-romains de la région 


Orientation bibliographique :

            « Essai sur le peuplement préhistorique de la France » ; Auteur : Louis-René NOUGIER (1912-1995) ; Publié dans : « POPULATION », 9e Année, Nº 2, p. 241-274 ; Publication : 1954 ;


            « Les Couvents : Evolution d'un site rural antique à la Chapelle Montbrandeix (Haute-Vienne) » ; Auteur : G. BELLIGAUD ; Publié dans la Revue archéologique du Centre de la France ; Tome 21-3 ; Publication : 1982 ; 


            « Les fortifications du Second Age du Fer en Limousin : caractères et fonctions » ; Auteur : Jean-Michel DESBORDES ; Publié dans « GALLIA » ; Tome 43-1, pp. 25-47 ; Publication : 1985 ;

            « La Charente : de la préhistoire à nos jours - Les Temps préhistoriques ; Auteur : José GOMEZ-de-SOTO - L’époque Gallo-Romaine ; Auteur : Louis MAURIN ; Publié dans : L'Histoire par les documents - Collection dirigé par : Jean Combes et Michel Luc ; Édition : Bordessoules - Saint-Jean-d'Angély ; Publication : 1986 ;


            « Bas-fourneaux gallo-romains à La Chapelle-Montbrandeix (Haute-Vienne) » ; Auteur : Gérard BELLIGAUD ; Publié dans : Revue archéologique du Centre de la France - Tome 26-2 ; Publication : 1987 ; 

            « Des Gaulois à la Renaissance : Archéologie en Limousin 1987 - Catalogue d'exposition » ; Auteurs : Jean-Michel DESBORDES Directeur des Antiquités Historiques du Limousin, Guy LINTZ, Jean-Pierre LOUSTAUD, Jean MARQUAIRE, D. DUSSOT, Jean PERRIER, Bernadette BARRIERE, Geneviève CANTIÉ, J.-L. ANTIGNAC, R. LOMBARD, Patrice CONTE, F. GAUTHIER, M. DESGRANGES, J.-C. GRANY ; Édition : Association des antiquités historiques du Limousin ; Publication : 1987 ; 


            « Les Lémovices et leur Civitas » ; par Robert BEDON ; Publié dans « Bulletin de l'Association Guillaume Budé » ; Publication : 1999 ;

            « Le Limousin antique ; Perspective d'ensemble », par Robert BEDON ; Publié dans : « Bulletin de l'Association Guillaume Budé » ; Publication : 1999 ;  

           « L’exploitation de l’or en Limousin, des Gaulois aux Gallo-Romains », par Béatrice CAUET ; Publié dans : Annales du Midi - Tome 103, N°194 ; Publication : 1991 ; 



            « Patrimoine et Archéologie en Périgord-Limousin » ; Auteurs : Olivier AGOGUE, Norbert AUJOULAT, Jean-Pierre BOUCHER, Jean François BOYER, Patrice CONTE, Guy LINTZ, Christian MAGNE, Gwenaëlle MARCHET, Thomas PERRIN, Jean-Guy PEYRONY, Christian REMY, Dominique VUAILLAT ; Édition : Parc Naturel Régional Perigord-Limousin ; Publication : 2005 ; 



Cette publication « Métallurgie du Périgord-Limousin-Angoumois et communications antiques, de la Protohistoire à l’Époque Gallo-Romaine »
a été initiée par l’association Les Amis de Saint-Eutrope et des Sources de la Charente  et la Mairie de Chéronnac, en Haute-Vienne, dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin.

Auteur : J-L.E. Marcillaud ©


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