13 décembre 2017

« Taba-Taba » de l’écrivain Patrick Deville : mélange de mémoire familiale, de biographie historique et d’impressions personnelles d’un grand voyageur …

Le livre de l’écrivain Patrick Deville, « Taba-Taba », Rentrée littéraire 2017, entraine le lecteur vers le large, vers une évocation du voyage que l’on retrouve dès les premières phrases :
« À la toute extrémité de l’estuaire de la Loire, au centre des terres émergées de l’Hémisphère Nord, une porte en pierre dresse au-dessus du fleuve son arc de triomphe modeste et sa grille à deux vantaux … n’ouvrant sur rien, visible de loin par les navires à l’entrée du chenal, de même gris-vert que les eaux douces et salées qui se mêlent devant elle. »


Cet arc de triomphe, qui n’a de monumentale que le nom, située à Mindin, en face de Saint-Nazaire, ayant servi de porte d’entrée à un lazaret devenu hôpital psychiatrique, est le lieu de rencontre, dans les années soixante du 20e siècles, entre un enfant, dont le père est administrateur du lieu, et un ancien marin qui, se balançant d'arrière en avant, répétait sans cesse la même formule énigmatique : « Taba-Taba-Taba/Taba-Taba-Taba », avec une coupure parfaite au milieu de l’alexandrin, précise l’auteur.

La France, dans laquelle évolue cette famille, ce n'est pas seulement l'Hexagone, c’est en quelque sorte l’ancien Empire Colonial Français. Car le narrateur se promène autour de la planète, pour rappeler certains moments de l'épopée coloniale française avec ses désastres, ses abus et ses entreprises audacieuses.

Ce qui permet à Patrick Deville d’avancer sur ces chemins planétaires, faisant découvrir aux lecteurs un périple de près de deux siècles, est en partie orchestré autour du dépouillement des archives de « Monne », sa grand-tante, qui a miraculeusement préservé au fil des guerres et des déménagements les témoins les plus modestes de leur histoire familiale : coupures de journaux, reçus de paiements en tous genres, lettres et cartes postales.

Ces documents viennent nourrir une grande fresque romanesque, qui s’échelonne de Napoléon III aux attentats qui ont ensanglanté récemment la France, en passant par la Grande Guerre et ses tranchées, puis par le Front Populaire, la Débâcle, l’Occupation, la Résistance, le Vercors et la Libération.

Il est indéniable qu’un fil particulier traverse les bribes de ce passé, que Patrick Deville décrit avec beaucoup de vivacité et de détails, passant sans transition d’épisodes intimes à de grandes enjambées de sept lieux à travers le monde, sur les traces laissées par les siens, chambres d’hôtel avec leur numéro, anecdotes désuètes, et évènements qui pourraient à eux seuls offrir matière pour un scenario ou un livre.

Fantôme sur fond de brume et d’estuaire, tout droit sortis d’une épopée coloniale, le personnage de « Taba-Taba » traverse le livre du début à la fin, mais il n’est qu’une figure secrète perdue au milieu d’une foule de Français sauvés de l’anonymat.


Car la vraie vedette est bel et bien la famille de l’auteur, dont l’histoire remonte à une aïeule arrivée petite fille d’Égypte en 1862.
Suivie par celle de l’arrière-grand-père Alexandre, instituteur dans la belle tradition de l’École laïque et républicaine.
Paul, le père, qui traversa deux guerres et en revint « avec ses quatre pattes », et devient professeur d’éducation physique.
L’autre Paul, fils du premier, Monne la fille, et la mère Eugénie, séparés par l’exode de 1940, et qui jurèrent après leurs retrouvailles de ne plus jamais se quitter.

Patrick Deville retrace cette histoire française, en refaisant le chemin suivit par ce qu’il appelle la « bande des quatre », au fil des résidences, plus ou moins éphémères, par les petites routes, et aux volants de voitures qui deviennent des témoins du passage du temps.

Obsédé par les éphémérides, les coïncidences de dates et de lieux, il voyage souvent en compagnie de celle qu’il appelle pudiquement « Yersin », et qui n’est autre que Véronique Yersin, directrice des Éditions Macula, dont la vie aventureuse croise et rejoint la sienne au fil des ouvrages et des voyages.

Cette compagne de voyage, omniprésente dans « Taba-Taba », n’est nullement une coïncidence, puisque dans « Peste & Choléra », paru en 2012 et qui reçu le Prix Femina, Patrick Deville décrivait la vie mouvementée d’un ancêtre de l’éditrice, Alexandre Yersin, médecin, bactériologiste et explorateur franco-suisse.

Ce voyage littéraire, et malgré cela très physique dans ses détails, en compagnie de cette étrange bibliothèque familial, lui font réunir des personnages aussi variés qu’André Breton, Arthur Rimbaud, Blaise Cendrars, Daniele Del Giudice, Paul Gauguin, Marcel Proust, Robert Louis Stevenson, Savorgnan de Brazza, Victor Hugo et Vincent van Gogh.

Mais, ce roman non-fictionnels, est bien plus qu’une autobiographique déguisée, car Patrick Deville aime les mots rares dont il se sert pour sublimer la francophonie.

Ainsi, au détour des phrases parle-t-il de « zébroīdes », du « gallocentrisme », des « hasards inventés par les dieux marionnettistes », du « miroitement coruscant des vagues », des « tours du monde d’aventurière solitaire », ou de « Taba-Taba, rentré de sa fugue nocturne, assis au fond de son cerveau »…

Il ouvre ainsi des passerelles vers les rêves et les réalités de ces vrais navigateurs du temps que sont ses ancêtres, ses relations et encore plus surement lui-même !

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« Taba-Taba », Roman de Patrick Deville ; Éditeur : Seuil, Collection : « Fiction & Cie » ; Publication : 17/08/2017 ; Livre broché, 434 pages, Format : 14,1 cm × 20,5 cm × 2,8 cm ; ISBN : 2021247465 ;


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Patrick Deville est né le 14 décembre 1957 à Saint-Brevin-les-Pins, dans le département de la Loire-Atlantique.


Après des études de littérature comparée et de philosophie à l'université de Nantes, il a vécu dans les années 1980 au Moyen-Orient, au Nigeria, en Algérie. Dans les années 1990, il a séjourné régulièrement à Cuba, en Uruguay et en Amérique centrale.

Il a créé en 1996 le « Prix de la jeune littérature latino-américaine » et la revue « Meet », de la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire, dont il est aujourd’hui le directeur littéraire.

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03 décembre 2017

« SEULE VENISE » de CLAUDIE GALLAIS

Trouvé par hasard, et aussi un peu de chance, au rayon Antiquariat d’un libraire, le livre « SEULE VENISE » de l’ écrivaine Claudie Gallay est une vraie petite merveille d’écriture !

Je recommande ce roman aux amoureux de Venise, surtout à ceux et celles qui, comme moi, aiment cette ville entre ciel et eau, en hiver, lorsqu’elle est désertée par les touristes et que seuls les vénitiens et quelques voyageurs passionnés bravent les vents glacés venus de l'Est ou descendus des Dolomites et que « l’Acqua alta> » inonde une partie de la zone urbaine vénitienne.


Dans son troisième roman, « SEULE VENISE », Claudie Gallay entraine le lecteur à Venise, sur les pas d’une héroïne, dont le nom restera secret puisque ce roman est écrit à la première personne.

Cette jeune femme de quarante ans, quittée par son compagnon, fait le vide autour d’elle avant de vider son compte en banque et de partir pour Venise, terminus du voyage en train, pour ne pas sombrer dans la détresse.

Elle y arrive en hiver, à la recherche d'un nouveau souffle de vie.
Les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l’arrachent à sa solitude : un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant, et aussi Luigi le tenancier.

Elle rencontre au hasard des ruelles du « Sestiere di Castello » (le quartier du Castello), un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l’attente du désir et de l’autre.


Dans un langage adaptée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay donne dans cet ouvrage une très belle réflexion sur l'Amour, sur l'Histoire, la Création artistique, et aussi sur les inattendus de l’existence.

« ... sur Fondamenta Nuove.La mer cogne. Au-dessus de la ville, le ciel, blanc. Pesant de neige. 
Les ombres noires des pieux dans l'eau. La lumière des lampadaires. 
Le silence.
D'heure en heure, le brouillard tombe. La couche s'épaissit. L'eau de la lagune devient laiteuse.
À midi, les bateaux ne peuvent plus circuler. Ils restent à quai. »

« SEULE VENISE », de l’écrivaine CLAUDIE GALLAY, diffusé par les Éditions Actes Sud, dans la Collection BABEL, n° 725, janvier 2006, 304 p. (ISBN 978-2-7427-5573-8) a reçu le « Prix Folies d’Encre » en 2004 !

01 août 2017

Les Salles-Lavauguyon : Richesse du Parc Naturel Périgord-Limousin !

Les Salles-Lavauguyon : un terroir reflet de la richesse naturelle et historique du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin.

Les Salles-Lavauguyon - Carte de Cassini de 1775

            La commune rurale de « Les Salles-Lavauguyon », qui est aussi dénommée « Las Salas La Vau Guion » en dialecte occitan-limousinest située à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Rochechouart, son chef-lieu de canton et d'arrondissement.

Aire linguistique de l'Occitan-Limousin,
Les Salles-Lavauguyon se trouve entre
Rochechouart et Montbron
            Géographiquement parlant, la latitude du bourg principal des Salles-Lavauguyon est de 45.745 degrés Nord et sa longitude est de 0.693 degrés Est.

            Assise presque au centre de la Région Nouvelle-Aquitaine, dans la structure territoriale Pays d'Ouest Limousin et le département de la Haute-Vienne, la commune des Salles-Lavauguyon est équidistante d’une cinquantaine de kilomètres des agglomérations de Limoges et d’Angoulême.

            Situé sur la Route Historique Richard Cœur-de-Lion, le bourg des Salles-Lavauguyon, principal village de la commune, est distant d’une trentaine de kilomètres des villes de Nontron, en Dordogne, de Saint-Junien, en Haute-Vienne et de La Rochefoucauld, en Charente.

            Les Salles-Lavauguyon est une des communes du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin.

Parc Naturel Régional Périgord-Limousin

            Le Code Postal des Salles-Lavauguyon est : 87440,
            son Code Insee est : 87189.

            En 2014, date du dernier recensement, la population communale était de 167 habitants. Comme dans de nombreuses communes rurales, ce nombre a diminué depuis 1999 où on décomptait 198 habitants.

            La surface communale des Salles-Lavauguyon est de 1.232 hectares (12,32 km²), ce qui correspond a une densité de population d’environ 13,6 habitants au Km².



            Les villages de la commune des Salles-Lavauguyon sont implantés à des distances relativement équivalentes autour du bourg principal.
Un ancien instituteur, monsieur Maurice Lagarde, en donnait cette description : 
« Ils sont établis sur les parties saines des plateaux ou même à flanc de coteau, sur le versant de la vallée de la Tardoire tel le village de La Vauguyon, bâti près de l’ancien château féodal. »

Ancienne ferme dans le village de Lavauguyon

            Les villages et hameaux de la commune des Salles-Lavauguyon sont :
Chez Berthou, Chez Lafont, Chez Rambaud, Chez Tony, Fougeras, la Folie, la Loge, la Maison du Bost, la Tallandie, Lavauguyon (autrefois écrit La Vauguyon, proche des ruines de l’ancien château féodal), le Bost du Loup, le Chêne Vert, le Greus, le Manein, le Ménieux, le Petit Chez Bureau, le Petit Texiéras, le Tilleul, les Granges, les Landes, les Loges, les Royaux, les Tuilières, Maurinas, Raverlat (aussi orthographié Raverlac) et Texiéras.

Vue de l'eglise et du bourg des Salles-Lavauguyon 

            Le terroir des Salles-Lavauguyon est arrosé par la Tardoire, rivière affluent de la Charente, qui forme la limite sud avec la commune de Maisonnais-sur-Tardoire, et par plusieurs petits affluents de cette rivière, le Ruisseau des Salles, grossit par le Ruisseau de l’Abbaye, qui arrose la presque la totalité du territoire communal, le Ruisseau de Puissenet, qui forme la limite avec la commune de Chéronnac, le Ruisseau des Sagnes, le Ruisseau de Macara et le Ruisseau des Coutures, séparant cette commune de celle de Maisonnais-sur-Tardoire.

            Certains étangs, situés sur le Ruisseau de l’Abbaye et sont principal affluent, qui prend sa source près du hameau de chez Lafont, ont une origine médiévale, ils sont représentés sur les cartes topographiques du XVIIIème siècle, tel l’étang de la Tallandie, l’étang de Maurinas, et l’étang des Loges.  

Vue de l'étang de Raverlat

            Le relief, légèrement vallonné, de la commune des Salles-Lavauguyon est partagé entre le Massif de l'Arbre, à l'ouest, et les premières collines des Monts de Châlus, à l'est.
            La géographie générale de la commune des Salles-Lavauguyon est caractérisé par des faibles ondulations du paysage, dans lesquelles s’incrustent des parties plus basses, qui correspondent aux cours des ruisseaux affluents de la Tardoire et à la vallée encaissée de cette rivière, qui marque la limite séparant la commune des Salles-Lavauguyon de celle de Maisonnais-sur-Tardoire.

            L’altitude moyenne du relief de la commune des Salles-Lavauguyon est de 263 m.
            Le point le plus élevé de la commune est situé à 301 m d’altitude, il se trouve entre le hameau de Chez Tony et la limite de la commune voisine de Chéronnac.
            Le point le moins élevé, environnant toutefois les 198 m d’altitude, se trouve sur la rive droite de la Tardoire, proche de la limite avec la commune de Maisonnais-sur-Tardoire et du Moulin de Fontfroide.

La Tardoire près de l'ancien Moulin de Macara

            La commune des Salles-Lavauguyon est géologiquement campée sur les premiers Contreforts occidentaux du Massif central.

            Le sous-sol des Salles-Lavauguyon est majoritairement constitué de roches granitiques et métamorphiques (gneiss et granite), formées à la période Paléozoïque, il y a environ 400 millions d'années, lors du plissement des Massifs Hercyniens.

            D‘autre part, la géologie du terroir des Salles-Lavauguyon est caractérisée par sa situation dans l’emprise du Cratère de l'astroblème de Rochechouart-Chassenon, aussi nommé « Météorite de Rochechouart ».
            Le cratère d'origine d’un diamètre d’environ 20 km, dont il ne reste aujourd’hui que certains fragments visibles, a été formé par l’impact d’un astéroïde, tombé sur la Terre il y a environ 200 millions d’années, à une période qui se trouve à la limite entre les ères géologiques du Trias et du Jurassique.

Le Pays de la Météorite de Rochechouart

            Certaines roches du sous-sol de la commune des Salles-Lavauguyon ont été fracturées ou choquées lors de l’impact de l'astroblème de Rochechouart-Chassenon. Elles se distinguent par des granites à deux micas, à grains fins ou moyens de texture parfois orientée, soulignée par la disposition particulière des micas, connus sous le nom de Granite des Salles-Lavauguyon.

            Les monuments exceptionnels du bourg des Salles-Lavauguyon comptent parmi les attraits touristiques du Pays de la Météorite !

            Le prieuré médiéval, construit au XIIème afin de subvenir aux besoins des chanoines des Salles, fut remanié aux XVème et XVIIème siècles.

Ancien prieuré des Salles

            L’église prieurale, chef d’œuvre de l’Art roman Limousin, datée entre la fin du XIème et le début du XIIIème siècle, abrite certaines des plus remarquables fresques romanes de France.

Façade et clocher de l'eglise prieurale 

            Les ruines de l’ancien château féodal de Lavauguyon, bien que voisines du village du même nom, ne sont pas situées sur le territoire de la commune des Salles-Lavauguyon, mais sur celui de la proche commune de Maisonnais-sur-Tardoire.

Ruines de l'ancien château de La Vauguyon

            Une ancienne voie, indiquée sur la Carte générale de la France N°69, établie sous la direction de César-François Cassini de Thury et publiée entre 1772 et 1777, traverse le terroir de l’ancienne paroisse et de l’actuelle commune des Salles-Lavauguyon d’ouest en est.  Cette voie, que certains archéologues considèrent comme une route d’origine gallo-romaine tardive, inscrite sur le tracé d’un cheminement de l’époque protohistorique, reliait autrefois les chefs-lieux des cités des Angoumoisins et des Lémovices.

            Dans le village de Raverlat, un polissoir en quartz blanc veiné, destiné à polir avec l’aide de sable et d’eau les haches en silex, est daté de l’époque Néolithique. Il est le témoin des premiers défrichements effectués par les cultivateurs de la préhistoire, dans les contrées de l’ouest du Limousin.
           
Polissoir Néolithique de Raverlat

            Le blason des Salles-Lavauguyon, créé par un sous-préfet de Rochechouart vers la fin du XXème siècle, se décrit héraldiquement comme : « D'azur au portail de l'église de saint Eutrope d'argent, au chef fascé ondé d'argent et de gueules»

04 janvier 2017

Huit semaines d'aventures exceptionnelles !

Le 22 décembre 2016 se terminait pour nous, ma compagne de voyage et moi même, un périple de presque deux mois en Asie du Sud-Est continentale, débuté le 1er novembre précédant : 
Huit semaines d'aventures exceptionnelles !


Dans un billet, publié sur Facebook, le 21 décembre dernier, je remarquais que ce parcours, unique à plus d’un titre, était difficile à quantifier, car la somme des expériences ne couvrait que partiellement le ressenti d’un tel voyage.

Malgré cette difficulté apparente de quantification, la description de ce voyage et de quelques moments uniques, qui en ont été la marque, devraient donner une idée globale de ce qui a été pour nous une grande aventure, je vous propose de nous suivre (avec un petit décalage dans le temps) par l’intermédiaire de ce blog, dans notre merveilleuse aventure en Asie du Sud-Est.

Notre périple en péninsule indochinoise débuta réellement à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, d’où nous avons embarqué pour un vol vers Bangkok, via Moscou. 


Ce parcours aérien, effectué avec Aéroflot - Russian Airlines en un peu plus de douze heures et demi, escale à Moscou-Sheremetyevo incluse, devait nous faire franchir une distance de 9.200 kilomètres et survoler pas moins de quatorze pays : Pays-Bas, Allemagne, Pologne, Lituanie, Biélorussie, Russie, Kazakhstan, Oezbekistan, Tadzjikistan, AfghanistanPakistan, IndeBangladesh, Birmanie (Myanmar) et Thaïlande.

Ce même voyage aérien sera effectué en direction opposée lors de nos vols de retour.


La suite de notre voyage au Laos, au Viêt Nam et au Cambodge, devait occasionner sept transferts en avions, effectués avec trois compagnies régionales : AirAsia, Lao Airlines et Vietnam Airlines.

Au Viêt Nam nous avons utilisé quatre transferts en « bus longues distances », en complément des transferts aériens, voyageant de Hanoï (Hà Nội, en Vietnamien) à Sapa, dans la province de Lào Cai, à l’extrême nord du Viêt Nam, et retour, de Hanoï à la Baie de Hạ Long (ou baie d'Along pour les francophones) et retour, de Phong Nha-Kẻ Bàng à Hué, au Centre du Viêt Nam, et de Hué à Hội An, poursuivant notre chemin vers Saigon - Hồ Chí Minh Ville, au Sud du Viêt Nam. 

De tous les modes de transports ce sont bien assurément les Tuk-tuk thaïlandais, et leurs coreligionnaires laotiens et cambodgiens, qui nous ont laissé la plus forte impression.  


Nous avons aussi parcourus pas mal de kilomètres en scooters et en vélos, tant autour de Luang Prabang, au Laos, que sur la Piste Ho Chi Minh, dans le Parc Naturel de Phong Nha-Kẻ Bàng, au centre du Viêt Nam, et à Hội An, sur les rives du fleuve Thu Bồn, au Viêt Nam du Sud.


Nous avons aussi canoté et pagayé en kayak de rivière sur le « Nam Tien Lake », dans les environs de Xaignabouri, au Laos, et en kayak de mer, dans la Baie d’Hạ Long, au Viêt Nam du Nord.


En plus de nos expériences personnelles de cabotage, nous avons navigué sur plusieurs types d'embarcations, simples ou complexes : « Long Boats » sur la Haute Vallée du Mékong, au Laos, « Jonques », de pèche et de croisière, en Baie de Hạ Long, au Viêt Nam du Nord, « Bateau d'excursion » à la Grotte de Phong Nha-Kẻ Bàng, au nord de Đồng Hới, au Centre du Viêt Nam, « Bateaux dragons », remontant la Rivière des Parfums, à Hué, l’ancienne Capitale impériale du Viêt Nam, « Embarcation coquille de noix, des pêcheurs vietnamiens », sur un bras du Vịnh Cửa Đại, estuaire du fleuve Thu Bồn, dans le district de Hội An, au sud de Danang, « Barques traditionnelles en bois », propulsées par moteur, ou à la main à l’aide d’avirons, sur l’Estuaire du Mékong, au Viêt Nam du Sud, tout cela sans éprouver le mal de mer. 


Notre périple nous a emmené à visiter plusieurs sites du patrimoine mondial, portant le label de l'UNESCO : La ville de Luang Prabang (lao : ຫລວງພຣະບາງ), au Laos, le Secteur Central de la Citadelle Impériale de « Thang Long » à Hanoï, la Baie de Hạ Long, le Parc national de Phong Nha-Kẻ Bàng, la Citadelle Royale de Hué, la Vieille ville de Hội An, au Viêt Nam, et le complexe des Temples d’Angkor, au Cambodge.


Nous avons eu l’occasion de séjourner dans douze hôtelleries différentes, dont une pour « Backpakers », deux « B&B », un « Lodge Nature » au milieu de la forêt laotienne, aux commodités minimales mais qui nous a laissé un souvenir impérissable, et quelques hôtels très confortables, histoire de varier un peu nos séjours dans les métropoles vietnamienne et thaïlandaises.


Nous avons rencontré un grand nombre de personnes passionnantes, chacune avec leur histoire et leur approche de la vie digne d’intérêt.

Les variations des températures, allant de trente-cinq degrés à Bangkok, en Thaïlande, ainsi qu’à SaigonHồ Chí Minh Ville et dans la Baie d'Along, au Viêt Nam, ou encore à Siem Reap - Angkor, au Cambodge, en passant par cinq degrés à Sapa, dans le Nord du Viêt Nam, vingt-cinq degrés à Hanoï, la capitale vietnamienne, puis douze degrés au Centre du Viêt Nam sur la Piste Ho Chi Minh, nous ont fait réaliser l’étendu et la diversité de la géographie de la Péninsule Indochinoise.


Nous avons fréquenté une quantité importante de restaurants, d'estaminets et d'étals de « Street-Food », tout en réussissant à ne pas tomber malade et à ne pas avoir d'accident, mis à par quelques petits bobos et piqures d'insectes.


Mais le plus beau fut incontestablement le partage à deux de cet extraordinaire périple ! Ma compagne de voyage s'est avérée être bien plus que la compagne de ma vie, car elle est aussi sans aucun doute ma meilleure amie, tout en étant un merveilleux camarade de voyage, qui a su partager intensément avec moi chaque minute de ce long périple en Asie du Sud-Est continentale.

Nous n'avons pas emporté beaucoup de souvenirs tangibles dans nos bagages, mais nos têtes et nos cœurs sont remplis d'images et d'impressions multiples, que nous allons devoir distiller dans les semaines et les mois qui viennent.


Je sais maintenant que le Laos et le Viêt Nam, mais aussi que les Laotiens et les Laotiennes, de même que les Vietnamiens et les Vietnamiennes, me manquent et me manqueront, suite à notre retour à La Haye, aux Pays-Bas.

Mais l’avenir nous donnera peut-être la chance de les revoir un jour, si l’âme du Buddha nous est favorable et si Dieu veut bien nous prêter vie encore quelques temps !