17 janvier 2017

Bangkok : Arrivée insolite et premiers contacts en Asie du Sud-Est

La majorité des passagers du vol SU270 somnolaient encore, les premiers rayons du soleil-levant pénétraient l’habitacle, par les hublots situés sur la gauche de la cabine du Boeing 777-300ER de Aéroflot - Russian Airlines, ma compagne de voyage finissait par me réveiller, pour me faire admirer au lointain les sommets de la Chaine des montagnes Himalayennes, qui se paraient d’un halo rose-doré, au dessus d’une mer de nuages, et nous offraient une première vision surprenante du Continent asiatique.

L’appareil amorçait alors sa lente descente vers le Golfe du Bengale, en route vers notre destination finale, l‘ Aéroport International Suvarnabhumi de Bangkok.

Après une approche sereine, qui nous permettait de découvrir une carte postale aérienne du Paysage Thaïlandais au Nord et à l’Est de la capitale, notre avions atterrissait ponctuellement, à huit et demi, heure locale, le 2 novembre 2016, au lendemain de notre départ initial d’Amsterdam, après presque neuf heures de vol, sur l’ Aéroport International Suvarnabhumi de Bangkok
Bangkok, vue en direction de Bang Rak
Ce premier contact avec la Thaïlande fut un mélange de surprise et d’émerveillement, face aux immenses structures aéroportuaires, d’où se dégageait une impression de grandeur et de calme, malgré le nombre important de passagers.

Cette perception de quiétude, un peu trompeuse tout de même, était augmentée par les nombreux témoignages de condoléances, matérialisés dans les autels votifs couverts de fleurs, sur lesquels trônaient des photographies du Roi de Thaïlande Rama IX, plus connu sous le nom de « Bhumibol Adulyadej », décédé le jeudi 13 octobre précédant.

Autel votif en mémoire du Roi Bhumibol Adulyadej
Après le passage obligé, mais relativement rapide, par un des comptoirs des services de l'immigration thaïlandais, où nous devions présenter notre passeport et notre carte d'arrivée pour obtenir le tampon qui nous autorisait d’effectuer un séjour touristique ne dépassant pas trente jours et nous permettait de transiter vers notre prochaine destination, nous avons récupérer nos bagages qui, malgré le transfert par Moscou, étaient aussi remarquablement au rendez-vous.

Nous avions décidé de prendre le ARL (Airport Rail Link), exploité par le SRT (State Railway of Thailand) et ensuite la ligne du BTS (Bangkok Mass Transit System), communément appelé le « Skytrain » pour rejoindre l’Hôtel « The Grand Sathorn », situé dans le quartier de « Bang Rak », proche de la halte « Saphan Taksin ».

Nos voyages, sur les lignes du « Skytrain » et dans les transports publics de la capitale thaïlandaise, nous ont conduit à réaliser la diversité et les contrastes d’une grande ville de l’Asie du Sud-Est. Nous avons pu constater que Bangkok n’est pas unique en elle même, et que, dans cette partie du continent asiatique, les buildings, symboles de richesse et de modernité, côtoient les habitations traditionnelles et aussi celles des plus nécessiteux, chancelantes et parfois temporaires.

BTS Skytrain proche de la halte "Saphan Taksin"
Nous pouvons dire que Bangkok fut, pour nous un choc culturel, mais que ce choc fut largement positif !
Wat Yannawa (Charoen Krung Alley)
L’ Asie du Sud-Est est représentée, à Bangkok, dans toute sa diversité :
Les étals de marchands ambulants et les simples cuisines de rue côtoient les hôtels et les résidences de luxe.
Cuisine ambulante
Marchant ambulant
Vendeur de jus de fruits
Les temples bouddhistes les plus sophistiqués peuvent se trouver au centre des quartiers les plus populaires, mais aussi à proximité du Palais Royal.


Wat Pho (Maha Rat Road)
Les bâtiments du Palais Royal et ceux des Ministères en imposent, mais ils restent à l’échelle humaine et ne dépassent pas en hauteur les temples du voisinage.

Royal Thai Army Museum
Les petites maisons des esprits (sanphraphum), placées symboliquement sur un pilier à l'extérieur, et parfois associées à un petit temple dédié à Brahma, sont omniprésentes dans les lieux les plus divers, afin d’assurer la protection des bâtiments de l’influence maléfique des esprits malveillants.

La grandeur du fleuve « Mae Nam Chao Phraya » n’a d’égale que la multitude d’embarcations de toutes sortes qui voguent sur ses eaux, assurant les communications fluviales et maritimes entre l’arrière pays et l’estuaire.

Remorqueur sur le Chao Phraya

La richesse et la diversité de l’architecture, de toutes les époques, s’intègre parfaitement à la simplicité des échoppes en tout genres.

State Tower (Silom Road)


Les denrées les plus variées se trouvent sur les marchés au même titre que les vêtements que l'on peut découvrir dans les boutiques de mode des beaux quartiers.

Enfin, la gentillesse des habitants n’a d’égale que le qualité de la cuisine thaïlandaise.


Tout ceci dans une ville qui ne semble jamais dormir, même si les boutiques et marchés ouvrent de très bonne heure et ferment à une heure tardive.

Les contrastes sont nombreux, mais ne nous ont pas choqué outre mesure, et nous nous sommes aperçus que les lieux les plus insolites méritaient d’être découverts, tel le Grand Marché aux Fleurs ou le Quartier Chinois, communément appelé « Chinatown ». 

Yodpiman River Walk (Quai du Marché aux fleurs)
Bangkok est une ville où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer, pourtant il nous a été recommandé, comme dans toutes les grandes villes d’Asie et d’ailleurs, d’être prudents et de protéger nos affaires personnelles, mais, en règle générale, on s’est sentis en sécurité, même en voyageant de manière autonome, comme nous.
Quartier Chinois (Chinatown)
La proximité de notre hôtel de l’embarcadère « Central Pier / Sathorn – Taksin » nous a donné l’occasion de découvrir la ville grâce au service de bateaux sur le fleuve « Mae Nam Chao Phraya », au long duquel la ville de Bangkok a été construite.
Central Pier / Sathorn (Taksin)
Les « Express Boat River Taxis », qui effectuent les transferts sur les lignes locales, permettent de descendre et remonter à tous les débarcadères ou embarcadères, il ont une fréquence régulière toutes les vingt minutes et sont l’occasion de découvrir la ville de manière relativement facile.  
Express Boat River Taxis

L'offre culturelle et touristique de Bangkok est impressionnante, il est impossible de l’aborder totalement en quelques lignes, c’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine publication ou nous parlerons, entre autres, plus en détails de nos visites aux complexes des temples de « Wat Pho » et de « Wat Arun » !

04 janvier 2017

Huit semaines d'aventures exceptionnelles !

Le 22 décembre 2016 se terminait pour nous, ma compagne de voyage et moi même, un périple de presque deux mois en Asie du Sud-Est continentale, débuté le 1er novembre précédant : 
Huit semaines d'aventures exceptionnelles !


Dans un billet, publié sur Facebook, le 21 décembre dernier, je remarquais que ce parcours, unique à plus d’un titre, était difficile à quantifier, car la somme des expériences ne couvrait que partiellement le ressenti d’un tel voyage.

Malgré cette difficulté apparente de quantification, la description de ce voyage et de quelques moments uniques, qui en ont été la marque, devraient donner une idée globale de ce qui a été pour nous une grande aventure, je vous propose de nous suivre (avec un petit décalage dans le temps) par l’intermédiaire de ce blog, dans notre merveilleuse aventure en Asie du Sud-Est.

Notre périple en péninsule indochinoise débuta réellement à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, d’où nous avons embarqué pour un vol vers Bangkok, via Moscou. 


Ce parcours aérien, effectué avec Aéroflot - Russian Airlines en un peu plus de douze heures et demi, escale à Moscou-Sheremetyevo incluse, devait nous faire franchir une distance de 9.200 kilomètres et survoler pas moins de quatorze pays : Pays-Bas, Allemagne, Pologne, Lituanie, Biélorussie, Russie, Kazakhstan, Oezbekistan, Tadzjikistan, AfghanistanPakistan, IndeBangladesh, Birmanie (Myanmar) et Thaïlande.

Ce même voyage aérien sera effectué en direction opposée lors de nos vols de retour.


La suite de notre voyage au Laos, au Viêt Nam et au Cambodge, devait occasionner sept transferts en avions, effectués avec trois compagnies régionales : AirAsia, Lao Airlines et Vietnam Airlines.

Au Viêt Nam nous avons utilisé quatre transferts en « bus longues distances », en complément des transferts aériens, voyageant de Hanoï (Hà Nội, en Vietnamien) à Sapa, dans la province de Lào Cai, à l’extrême nord du Viêt Nam, et retour, de Hanoï à la Baie de Hạ Long (ou baie d'Along pour les francophones) et retour, de Phong Nha-Kẻ Bàng à Hué, au Centre du Viêt Nam, et de Hué à Hội An, poursuivant notre chemin vers Saigon - Hồ Chí Minh Ville, au Sud du Viêt Nam. 

De tous les modes de transports ce sont bien assurément les Tuk-tuk thaïlandais, et leurs coreligionnaires laotiens et cambodgiens, qui nous ont laissé la plus forte impression.  


Nous avons aussi parcourus pas mal de kilomètres en scooters et en vélos, tant autour de Luang Prabang, au Laos, que sur la Piste Ho Chi Minh, dans le Parc Naturel de Phong Nha-Kẻ Bàng, au centre du Viêt Nam, et à Hội An, sur les rives du fleuve Thu Bồn, au Viêt Nam du Sud.


Nous avons aussi canoté et pagayé en kayak de rivière sur le « Nam Tien Lake », dans les environs de Xaignabouri, au Laos, et en kayak de mer, dans la Baie d’Hạ Long, au Viêt Nam du Nord.


En plus de nos expériences personnelles de cabotage, nous avons navigué sur plusieurs types d'embarcations, simples ou complexes : « Long Boats » sur la Haute Vallée du Mékong, au Laos, « Jonques », de pèche et de croisière, en Baie de Hạ Long, au Viêt Nam du Nord, « Bateau d'excursion » à la Grotte de Phong Nha-Kẻ Bàng, au nord de Đồng Hới, au Centre du Viêt Nam, « Bateaux dragons », remontant la Rivière des Parfums, à Hué, l’ancienne Capitale impériale du Viêt Nam, « Embarcation coquille de noix, des pêcheurs vietnamiens », sur un bras du Vịnh Cửa Đại, estuaire du fleuve Thu Bồn, dans le district de Hội An, au sud de Danang, « Barques traditionnelles en bois », propulsées par moteur, ou à la main à l’aide d’avirons, sur l’Estuaire du Mékong, au Viêt Nam du Sud, tout cela sans éprouver le mal de mer. 


Notre périple nous a emmené à visiter plusieurs sites du patrimoine mondial, portant le label de l'UNESCO : La ville de Luang Prabang (lao : ຫລວງພຣະບາງ), au Laos, le Secteur Central de la Citadelle Impériale de « Thang Long » à Hanoï, la Baie de Hạ Long, le Parc national de Phong Nha-Kẻ Bàng, la Citadelle Royale de Hué, la Vieille ville de Hội An, au Viêt Nam, et le complexe des Temples d’Angkor, au Cambodge.


Nous avons eu l’occasion de séjourner dans douze hôtelleries différentes, dont une pour « Backpakers », deux « B&B », un « Lodge Nature » au milieu de la forêt laotienne, aux commodités minimales mais qui nous a laissé un souvenir impérissable, et quelques hôtels très confortables, histoire de varier un peu nos séjours dans les métropoles vietnamienne et thaïlandaises.


Nous avons rencontré un grand nombre de personnes passionnantes, chacune avec leur histoire et leur approche de la vie digne d’intérêt.

Les variations des températures, allant de trente-cinq degrés à Bangkok, en Thaïlande, ainsi qu’à SaigonHồ Chí Minh Ville et dans la Baie d'Along, au Viêt Nam, ou encore à Siem Reap - Angkor, au Cambodge, en passant par cinq degrés à Sapa, dans le Nord du Viêt Nam, vingt-cinq degrés à Hanoï, la capitale vietnamienne, puis douze degrés au Centre du Viêt Nam sur la Piste Ho Chi Minh, nous ont fait réaliser l’étendu et la diversité de la géographie de la Péninsule Indochinoise.


Nous avons fréquenté une quantité importante de restaurants, d'estaminets et d'étals de « Street-Food », tout en réussissant à ne pas tomber malade et à ne pas avoir d'accident, mis à par quelques petits bobos et piqures d'insectes.


Mais le plus beau fut incontestablement le partage à deux de cet extraordinaire périple ! Ma compagne de voyage s'est avérée être bien plus que la compagne de ma vie, car elle est aussi sans aucun doute ma meilleure amie, tout en étant un merveilleux camarade de voyage, qui a su partager intensément avec moi chaque minute de ce long périple en Asie du Sud-Est continentale.

Nous n'avons pas emporté beaucoup de souvenirs tangibles dans nos bagages, mais nos têtes et nos cœurs sont remplis d'images et d'impressions multiples, que nous allons devoir distiller dans les semaines et les mois qui viennent.


Je sais maintenant que le Laos et le Viêt Nam, mais aussi que les Laotiens et les Laotiennes, de même que les Vietnamiens et les Vietnamiennes, me manquent et me manqueront, suite à notre retour à La Haye, aux Pays-Bas.

Mais l’avenir nous donnera peut-être la chance de les revoir un jour, si l’âme du Buddha nous est favorable et si Dieu veut bien nous prêter vie encore quelques temps !


Nous vous donnons rendez-vous pour la suite de la description de nos aventures sur ce blog, qui sera complété en fonction des flashbacks des souvenirs ancrés dans nos mémoires… 

07 juin 2016

Visites thématiques des Fresques Romanes (12e siècle) de la Prieurale des Salles-Lavauguyon !

Aux confins occidentaux du Limousin, entre Limoges et Angoulême, l’église prieurale des Salles-Lavauguyon, dédiée autrefois à Saint-Eutrope de Saintes et à la Vierge Marie, est un édifice impressionnant tant par son architecture que par ses peintures murales du milieu du 12e siècle, qui peuvent être considérées parmi les fresques romanes les plus exceptionnelles d'Europe.



Le style pratiqué par les peintres des Salles-Lavauguyon apparaît ancré dans un répertoire formel et ornemental qui peut être perçu à travers le filtre des manuscrits limousins du début du 12e siècle.

La Bible de Saint-Yrieix, réalisée à l'extrême fin du 11e siècle ou au début du 12e siècle, probablement à Limoges, dont l’auteur était aussi fresquiste, a servi d’inspiration aux fresquistes de l’église prieurale des Salles-Lavauguyon.


Le texte de la Bible de Saint-Yrieix est celui de la traduction latine de la Bible de saint Jérôme (Vulgate), elle contient tous les livres de l'Ancien Testament et les écrits du Nouveau Testament, jusqu’à l’Épître aux Éphésiens de saint Paul.

Tout en appartenant à la fois au grand ensemble des peintures de l'ouest de la France et aux tendances reconnues de la deuxième moitié du 12e siècle, les fresques romanes des Salles-Lavauguyon se distinguent par des spécificités dans le traitement des personnages, le coloris, les interprétations des textes et un répertoire ornemental original.

Les images, aux angles vifs et au tracé d’une grande vitalité, s’allient à une richesse de coloris réellement étonnante, puisque l’on y retrouve des bleus intenses, mais aussi des blancs, des verts, des ocres roses, bruns ou rouges, mis en lumière par la technique des rehauts.
Les représentations des visages aux grands yeux expressifs, peints en légers trois-quarts savamment étudiés, les mains rendues mobiles par ce que l’on sent être une conversation, rendent cette iconographie exemplaire et magistrale, puisque l’on découvre dans ce riche décor une orchestration puissamment étudiée de laquelle transparait une indiscutable réflexion spirituelle.

Lié, par différentes actions au sein de l’association des Amis de Saint-Eutrope et des Sources de la Charente, à la protection, à la restauration, à la mise en valeur et à la promotion des trésors de l’art roman que contient la Prieurale des Salles-Lavauguyon et son ancien prieuré de Chanoines, J-L. E. Marcillaud propose aux intéressés de se joindre à lui pour découvrir, de manière plus détaillée, la thématique des Fresques Romanes (du 12e siècle) de la Prieurale des Salles-Lavauguyon.

Ces Animation et Visites proposées gratuitement au public, débuteront à 15 h00, quatre jeudi tout les quinze jours, aux mois de juillet et d’août 2016 :

* Jeudi 7 juillet 2016 : « Fresques du Livre de la Genèse : Création d'Adam et d’Ève, Tentation, et Expulsion du Jardin d'Éden »



*Jeudi 28 juillet 2016 : « Fresques de l'enfance de Jésus : Annonciation, Naissance, Bergers de Bethlehem, Mages venus d'Orient et Massacre des saints innocents »

*Jeudi 11 août 2016 : « Fresques de Saül, Étienne, Eutrope, Martial et Valérie : Martyrium et vies des saints des premiers siècles »



*Jeudi 25 août 2016 : « Fresques des chanoines, Laurent, Boson et Bernard : Martyrs du 3ème siècle et autres œuvres de l’époque romane »

Ces visites thématiques viendront clore une série d’animations estivales entamées il y a quelques années par Frère Édouard. Elles seront très certainement les dernières qu’il sera possible d’offrir au public intéressé.
Frère Édouard ayant tiré sa révérence, c’est maintenant à Jean-Luc E. Marcillaud de faire ses salutations au public des Salles-Lavauguyon par cet intermédiaire !


Bien sur il sera possible de rencontre JLEM dans d ‘autres lieux.
Ces pourquoi, il vous convie à le rejoindre pour une Balade découverte autour des sources de la Charente, à Chéronnac, en Haute-Vienne, qui précèdera le 2 Août 2016 le Concert organisé dans le cadre du « Labyrinthe de la Voix » de Rochechouart.

Espérons que ce sera le départ d’une nouvelle série de conférences et balades-découvertes qui pourraient avoir pour prochaine étape les ruines médiévales du château de Lavauguyon, situées dans la vallée de la Tardoire !